ADD de Nemours
La Fête des tabernacles (Souccoth)
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Préambule/Origine des fêtes bibliques
Dans les religions païennes, fêtes et rites étaient mises en relation avec
les événements mythiques. Ceux-ci évoquaient les cieux, ou les forces mystérieuses du cosmos,
en vue de capter leurs influences bénéfiques.
On retrouve ces récits en Afrique, en Chine, en Corée etc....
Dans le judaïsme, comme dans le christianisme qui en découle, les raisons et les buts
des fêtes/rites sont tout différents.
Les fêtes se rapportent à des événements réellement
vécus par le peuple des croyants.
Evénèments dans lesquels il a discerné l'intervention
de Dieu. Alors, de génération en génération, on commémore ces merveilles accomplies par
Dieu. On chante sa puissance, son amour, ses promesses, sa gloire,
et tout ceci culmine dans l' oeuvre et la personne de Jésus-Christ.
Nous sommes à même de remarquer combien le monde aime organiser et faire la fête
de différentes manières. Bien sûr, il le fait avec débordement, d'une manière indigne,
pratiquant le péché à outrance. En tant que croyants nous ne pouvons ni participer,
ni apprécier ces choses.
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La perte du sens de la Fête biblique par les religions chrétiennes
Mais d'où vient donc ce besoin de la fête, de la joie, sinon de la Parole de Dieu ?
Le monde, avec ses fêtes souvent abominables et qui souillent l'homme, est marqué par
la volonté de Dieu même s'il vit sans lui.
A Noël, tout est illuminé dans les rues, les villages,
même les maisons des non-croyants.
Ces personnes ne pensent pas un instant que Jésus est la lumière du monde,
cependant, involontairement ils témoignent de sa venue sur terre.
L'Eglise catholique romaine a gardé pendant des siècles les chrétiens dans l'austérité la plus complète:
- En gardant le Christ sur la croix
- En vénérant les morts et en les priant. (On trouve vers l' An 210 les premières traces
de l' adoption de la prière pour les morts, elle sera officialisée au 5ème siècle)
- En célébrant la messe pour les morts (An 1545)
- En imposant la tristesse par le port de vêtements noirs dans les couvents et les monastères
Toutes ces choses ont même débordé sur les églises évangéliques.
Ceux qui les ont dirigées
au début du 20e siècle étaient encore marqués par le catholicisme romain,
au point de vivre leur foi d'une manière austère, sans manifester de joie de peur d'être dans l'erreur.
La religiosité n'honore pas Dieu (J'en parle par expérience).
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Ce qu' est la Fête des tabernacles (Souccoth)
Souccoth : C'est la fête de la joie en famille sans débordement car L' Eternel, le Dieu de la Bible
est un Dieu de joie et d'ordre.
A cette fête de 7 jours, le peuple d'Israël récitait chacun des 6 premiers jours le verset 25 du psaume 118 :
"O Eternel, accorde le salut ! O Eternel donne la prospérité !"
Le 7e jour il le récitait 7 fois. Cinq jours après Yom Kippour (Le grand Pardon),
on célèbrait la première des trois fêtes des récoltes : C'est la fête de "Souccoth",
appelée également "Fête des tabernacles" ou "des tentes" ou "des cabanes".
La fête de Souccoth est l'aboutissement de deux cycles différents du calendrier traditionnel juif.
Elle est d'une part, la troisième et dernière des fêtes dites "de pèlerinage" et d'autre part,
elle se rattache immédiatement aux fêtes austères du Nouvel an (Roch Hachana) et du grand pardon (Yom Kippour)
La fête de Souccoth a ainsi le caractère d'une fête de clôture.
"Deutéronome 16 v13-15, Lévitique 23 v42-43"
La fête de Succoth dure 7 jours du 15 au 21 de "Tichri". Elle a une signification
agricole (Lévitique 23 v39,40). C'est la fête de la récolte des fruits et des
vendanges, une fête où la joie populaire, à l'époque du temple, se donnait libre
cours lors de la cérémonie de la libation des eaux.
Aujourd'hui encore, une prière pour la pluie est insérée dans la liturgie.
Remarquez qu'ici (En France), la pluie est suffisamment abondante sans prier
pour cela, mieux vaut prier pour que le soleil brille! Mais en Israël,
cette pluie est indispensable, car rare.
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Signification historique et religieuse de Souccoth
Souccoth est appelée dans la bible "Hag" (la fête par excellence). Nous l'avons
lu dans Deutéronome 16 v15. Elle est évoquée dans la liturgie notamment comme
"Le temps de notre joie". Or, Souccoth rappelle les pérégrinations des Israelites dans le désert.
C'est dans cette marche qui les menait de la terre de servitude vers la terre
"ruisselante de lait et de miel", marche semée d'épreuves et de tentations,
qu'ils ont fait l'apprentissage difficile d'une existence libre,
entièrement dépendante de la miséricorde de Dieu.
C'est dans la Shekina (présence divine dans la nuée) que le peuple juif
devait trouver son seul appui, son unique soutien et découvrir le sens véritable de la joie.
C'est au désert que, selon l'image donnée par le prophète Osée, Dieu a choisi et aimé Israël.
Mon frère, ma sœur, si tu passes en ce moment par le désert, sache que Dieu t'aime.
N'est-ce pas, pour nous aussi, dans ces moments de désert que nous pouvons être plus ouverts à l'amour de Dieu
et réfléchir sur notre sanctification, nos engagements et nos promesses?
Les rites de Souccoth vont servir de "Mémorial du désert", afin que le peuple juif n'oublie jamais,
tout au long de son histoire, qu'il a erré sous la protection vigilante de Dieu.
Combien de Chrétiens rendent témoignage que c'est dans le désert de la maladie,
de la solitude, de la mondanité, du péché qu'ils ont connu la protection et la délivrance
de Dieu.
La Torah ordonne pendant les jours allant du 15 au 21 de Tichri, que les demeures
confortables soient abandonnées et que l'on vive dans une cabane ou sous une tente
fragile. C'est pourquoi, dés le lendemain de Yom Kippour (fête du grand pardon),
tous les juifs, petits et grands, participent activement à la construction de la
souccah ou cabane.
Quelle belle image de l'abaissement de l'orgueil, dans ce fait d'abandonner
ses salons feutrés et ses stylos en or pour prendre le marteau, les clous,
les morceaux de bois et confectionner une cabane dans laquelle on mangera,
dormira et priera même si l'on n'y est pas en permanence.
Et si quelqu'un ne peut pas avoir de souccah, il prendra un repas communautaire
dans celle qui est édifiée à l' intérieur de la synagogue : et là, il n'y a pas
des grands et des petits, des blancs et des noirs, des jaunes et des "peaux rouges",
Il y a des créatures faites à l'image de Dieu.
La souccah, c'est une cabane faite de planches et de feuillages,
décorée de fruits d'automne, ouverte sur le ciel et placée dans le jardin,
ou même sur le balcon d'une maison.
Il y a des dimensions maximales et minimales à respecter.
Il n'est pas permis d'élever une souccah en permanence, car l'ambiance de la fête
doit se renouveler chaque année.
La joie de Souccoth se manifeste spécialement durant les offices du matin,
lorsque les fidèles chantent le Hallel (Psaumes 113 à 118) en agitant,
dans la direction des quatre points cardinaux, vers le haut et vers le bas,
un loulav, faisceau de rameaux de trois espèces végétales : Une branche de palmier,
deux brins de saule, trois tiges de myrte dont les feuilles ne sont pas émoussées ou
trop écartées. L'ensemble est tenu dans la main droite tandis que
dans la main gauche, on serre le cédrat (Ethrog en hébreu), fruit du cédratier, sorte de gros citron.
Lévitique 23 v40 "Vous prendrez, le premier jour, du fruit de beaux arbres,
des branches de palmier, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière ;
et vous vous réjouirez devant l'Eternel, votre Dieu, pendant 7 jours"
Loulav et Ethrog représentent symboliquement les différentes catégories
de personnes qui constituent le genre humain et qui, soumises à l'omniprésence
de Dieu, forment une unité. Remarquez combien Dieu a le souci de l'unité. C'est en Jésus (Yeshoua) qu'elle
est faite, c'est à nous de la préserver de la conserver.
Parmi les lectures bibliques faites à la synagogue durant la Fête, il faut souligner
celle du rouleau de l'Ecclésiaste : "Vanité des vanités, tout est vanité ...
mais crains Dieu et observe ses commandements ...". Cette lecture
doit rappeler, comme la cabane (souccah)que la seule certitude pour l'homme réside
dans la confiance qu'il met en Dieu.
Le 8ème jour de l'Assemblée solennelle, aussitôt après la fin de la fête de souccoth, on célèbre une fête
qui ne dure qu'un jour et qui est connue sous le nom de "Shemini atzéreth".
On y fait des prières spéciales pour que la pluie féconde le sol.
Même dans la diaspora, cette prière à toujours été prononcée par les juifs,
elle entretient, entre autres choses, le caractère sacré des liens avec
la Terre Sainte et rattache le peuple juif dispersé au sol de celle-ci.
Enfin, il ne faut pas oublier que Souccoth a un sens messianique et
universel puisque durant ses 7 jours Israël offrait, à l'époque du Temple,
des sacrifices en faveur des soixante-dix nations de la Terre.
Dans Jean 7 il est écrit que Jésus est monté au Temple pour la fête des Tabernacles
et a annoncé d'une certaine manière sa crucifixion : Jean 7 v34 "Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas et vous ne pouvez venir où je vais"
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Noms et symboles de Souccoth
Hag ha Souccoth : Fête des cabanes en souvenir des huttes
dans lesquelles vivaient les hébreux durant les 40 années passées dans le désert.
Hag Haassif: Fête des récoltes, solennité marquant la fin des moissons et des vendanges
Hag Simhatenou: Le temps de notre joie
Après les jours austères de Roch Hachana et de Yom Kippour, la semaine des cabanes
permet aux juifs de se réjouir.
Oh, frères et sœurs! Si tous les hommes étaient comme Dieu le veut:
càd soumis à sa Parole, le monde entier serait dans la joie. Car selon Dieu
il n'y a plus ni juifs, ni grecs, ni arabes, ni chinois, ni africains etc...
Il y a des millions d'hommes,de femmes et d'enfants que Dieu voudrait joyeux,
fêtant les fêtes de l'Eternel avec le peuple hébreu et les chrétiens révéillés.
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